lettre d'amour

 

Je croyais pouvoir retourner dans mon lit simplement, et me dire : «c’est bon tu es partie, c’est comme ça, je peux vaquer à mes occupations maintenant » ! Non c’est tout autre chose. Ce fut un temps pour te rencontrer,  apprendre à te connaître. J’aimais me retrouver devant cet écran pour t‘écrire, mais là, te connaissant déjà, je n’ai plus envi de cela. J’ai envi de te voir, te toucher, te sentir près de moi. Oui un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Tu sais bien résumer les choses. Mais quelle pourrait être l'autre possibilité pour rester quotidiennement en contact avec toi ? C’est la seule, et je m’y attache. De toute façon je ne peux pas lutter, c’est plus fort que moi. Ecrire et écrire encore ! Voilà, c’est fait, c’était le dernier baiser, la dernière caresse, la dernière tendresse. Nul doute qu’on en parlera encore de ta présence chez moi, avec les personnes qui te connaissent déjà. On parlera à un temps passé, mais on essayera d’y placer un temps présent et un temps futur. J’essais de me dire que tu as eu ta dose de baisers, de douceur et d’amour. Mais c’est quoi une dose ? Quelle quantité. Quelle qualité ? Quand et comment savoir quand une femme fini par se dire  : "C’est bon, j’en ai assez eu". Peut être que finalement cette femme là est comme moi, car je ne voudrai pas arrêter les baisers et tout le reste. Toujours avoir l’envi d’en donner, quand celle qui reçoit en demande encore et encore. On croit pouvoir gérer les situations les plus délicates en laissant  le cerveau parler. Mais quand le cœur s’y met, on en perd son langage. Notre action est bien limitée,  on ne peut plus agir, seulement laisser faire. Mais je fais quoi là ici dans ce texte ? Je viens parler de ma petite larme que j’ai lâché à ton départ ? Mais qui va me plaindre ? Qui va crier haut et fort : «Mais mon dieu, il va lui manquer quelque chose maintenant.»  Non personne, et c’est bien là tout le problème, car personne n’y peut rien. On chante parce qu’on a envi de le faire. On rit quand la situation le permet. On pleure de joie et de peine, c'est juste la vie. Et on part parce qu’il faut partir.  C’est comme ça et ce n’est pas moi qui pourrait changer l’ordre des choses. Demain je ne pense pas trouver dans les journaux, en gros titre : «Il a laissé son Amour à l’aéroport»  Soyons réaliste, c’est notre histoire, les autres l’ignorent, tant pis pour eux. Je ne partage pas, je garde le tout et je deviens égoïste. Alors ce matin en rentrant à nouveau chez moi, seul, je me suis mis dans ce lit, là où peu de temps avant tu t’y trouvais aussi. Je ne vais pas préciser à quoi, à qui je pensais, juste dire que ton parfum embaumait encore toute la pièce. J’ai fait du rangement en pensant encore à la seule personne qui ne lâche pas mon esprit. Préparer mes affaires pour le travail et me revoilà devant cet écran. Impossible de vraiment se concentrer sur quelque chose de précis. Je dois me faire une raison maintenant. Tu n’es plus à mes côtés. Le plus important c’est que je te porte en moi et cela,  personne ne peut l'extraire, à part toi. Je pourrais être à des millions de kms, que tu occuperas toujours cette place. Là il n’y a pas de billet pour aller ailleurs, pas de bagage à faire, car on s’y sent bien. Facile de me dire que je retourne à des activités normales après tout ça. Facile de se dire qu’il faut faire comme si de rien n’était. Facile de se dire qu’on a pris à un moment donné les bonnes décisions. Mais le fait que tu étais dans cet appartement, dans des endroits où je passe encore, que t’a fréquenté les gens que je fréquente, me rappellera toujours que tu existes pour moi. Et comme une grosse vague, à chaque fois un flot de souvenirs revient vers moi. Je vais gérer "mon cœur".  J’ai jusque là eu la tête sur les épaules. Je n’ai aucun doute sur le fait que tu devais partir. C’est le bon chemin qu’on  a pris.  Il n’est pas le plus facile, mais si vraiment on y arrive et qu’on se porte toujours les mêmes sentiments, alors on en ressortira plus fort. Nous n'aurons plus de doute alors sur le fait d'avoir été conçu l’un pour l’autre. Finalement on a commencé à apprendre à se connaître depuis seulement un mois. Ce fut un mois très intense et fatiguant. Il faut redescende sur terre, faire un peu le tour des choses calmement pour pouvoir prendre là encore les bonnes décisions.  Fait encore ton bout de chemin loin de moi, je ferai le mien. Là aujourd’hui, j'entrevois la jonction de nos deux routes. On placera alors ensemble les bonnes signalisations, pour toujours faire en sorte que la passion de ce premier mois continue de fonctionner. Non laisserons circuler dans notre sillage, les personnes qu’on aime, parce que leurs présences nous apportent beaucoup de bonheur. On ne limitera pas la vitesse, juste sovoir prendre son temps. Mais quand il faudra s’activer pour atteindre un but, alors on le fera sans hésitation. Je n’arrive pas à me dire que tout cela pourraît être "une grosse daube", un mensonge, un jeu. Il y a des choses qui se ressentent et qu’on ne peut décrire en y placant des mots. Tu es vraie, naturelle, complète, ne change rien. Je t’aime comme ça, parce que tu restes "toi-même", parce que tu veux que je sois moi-même. Je ne cesserai de te le dire, "tu as su être à mon écoute". Tu m’as fait confiance. Tu as su découvrir en moi l’homme sincère, sérieux. L’homme clown et surtout l’homme amoureux qui a su faire passer ses sentiments. J'ai trouvé l'art de t'Aimer, parce que c'est toi qui me donne tous les ingrédients.  Je ne me pose plus la question de savoir si c’est toi la femme qui pourrait me combler. Maintenant je te veux. Je te désire bien plus qu’autre chose. Oui mon amour, vient marcher dans mes pas dès que tu le voudras. Je vais  essayer de me concentrer sur mon travail. Je te promets de ne pas trop m’exciter avec les gens qui m’énerveront. D’être correct avec mes collègues. Je ne t’envoie aucun baiser. Tu en as eu beaucoup. Il faut maintenant en faire un peu le tri pour ne retenir que les meilleurs, les plus langoureux. Ceux qui te feront dire que cet homme là t’aime vraiment. Normalement cela devrait être facile, tu les as vécu en même temps que moi. Tu sais quoi ? Là si en ce moment je vais voir un médecin, il ne pourrait m’expliquer pourquoi ces boums boums dans mon cœur, mais ouf, moi je le sais. 

Ici on ne vend rien, mais on partage notre bonheur ! 

L11