lettre d'amour

 

Je t’en veux, car tu crois pouvoir entrer dans ma vie, me  prendre mon cœur et le laisser en l’état. Cette action devrait être classée dans la catégorie « criminelle ». Je t’en veux, car tu as réveillé en moi des sentiments cachés depuis bien longtemps, sentiments que tu as fait grandir en peu de temps, et maintenant  tu fuis. Tu veux prendre le temps afin de savoir si tes yeux et ton cœur te diront que cet homme là est le bon. Je t’en veux, car depuis que tu as su comment mon corps pourrait réagir contre le tien, il ne cesse de te réclamer. Toi, et rien d’autre ne pourrait le consoler. Je t’en veux, car maintenant je dois faire tous les marchés pour essayer de trouver les épices qui me donneront les mêmes saveurs de tes lèvres posées sur les miennes. Je t’en veux, car je ne  peux plus allumer la bougie dans la chambre. Je n’aurais plus cette vision de la petite  flamme qui brûle dans tes yeux passionnés, brillants de mille feux lorsqu’on fait monter la température. Je t’en veux, car l’Amour que tu voudrais me donner,  tu le mets en attente. Je t’en veux, car depuis que tu n’es plus dans mon lit, même le chauffage ne me permet plus de trouver la bonne température. Je ne trouve plus ma place. Je tourne en rond pendant de longues heures avant de pouvoir trouver le sommeil. C’est là que je me dis que d’avoir pris un lit à deux places m’est devenu totalement  insupportable d’y rester quand tu n’y es pas. Je t’en veux, car quand je me réveille le matin, je n’ai aucun obstacle pour me gêner dans le couloir de l’appartement. Ta présence était un équilibre pour mon bien être. Je t’en veux, car mon café je dois le boire tout seul le matin, il n’a plus de goût. Je t’en veux, car mon amour pour toi il est là, mais toi tu n’es pas là pour le voir et le prendre. Je t’en veux, car maintenant je dois non seulement laver mais essuyer moi-même la vaisselle. Je t’en veux, car tu ne te trouves plus dans mon espace vital. Je t’en veux, car mon canapé n’a plus la même utilité en ton absence. Je t’en veux, car à table avec les amis, je n’ai droit à aucune caresse, aucune tendresse, aucun baiser, aucun regard langoureux. Je constate que l’Amour que tu me portes n’est pas le même que le leur. Je t’en veux, car ton parfum se dissipe trop vite à mon goût dans l’appartement. Je t’en veux, car dans ma voiture, il n’y a plus personne pour me lancer des petits regards du coin de l’œil, aucune main ne se pose sur la mienne ou sur ma cuisse. Je t’en veux, car quand je marche dans la rue maintenant, je n'ai personne à qui tenir la main. Je t’en veux, car maintenant je ne donne plus de baisers alors que j’en ai encore tant à donner. Je t’en veux, car maintenant j’ai de l’eau chaude et que tu n’es plus là pour prendre de douche. Je t’en veux, car toi seule peut connaître la valeur de mes baisers, de mes regards, de mes caresses et que tu n’es plus là pour les mettre en valeur. Je t’en veux, car je ne sais plus trop en ton absence, comment te montrer mon Amour.

 

Je crois qu’il y a un peu trop de : « Je t’en veux ». Remarque, tout ça veut dire que tu me manques déjà. Tu ne passes vraiment pas inaperçue dans ma vie. S’il y a une phrase qui pourrait effacer tous ces reproches, se serait bien celle qui te demande de revenir vite vers moi, toujours avec le même Amour que tu me portes. J’ai besoin de toi. N’écoute que ton cœur et tes pensées. Je ferai le reste pour te convaincre, tôt ou tard, que mon Amour pour toi est aussi grand que le tien pour moi. Il n'y a que des mots ici, les vrais sentiments ne peuvent se poser sur papier. Ils sont trop intenses et les seules personnes qui pourraient les voir, sont celles qui ont le bonheur de pouvoir les vivre. Où es tu femme ? Où te caches-tu ? Tu as pris mon cœur et tout le reste. Mes pensées, mes envies, mes projets, tout moi te poursuit à la trace.  J’irais dire, crier à qui veut l’entendre, ce que tu as fait de moi. Je suis comme la bonne bouteille de vin qui traîne encore dans une cave. J’attends que tu viennes me chercher. Car toi seule saura m’apprécier à ma juste valeur. Quand tu me goutteras, j’y mettrai du tanin, du goût épicé, de la couleur, de la chaleur. Tout ce qui pourrait éveiller la sensibilité de ton odorat et faire monter toutes tes envies de la vraie femme amoureuse. Je ne fais plus de souhait au passage d’une étoile filante. Je ne vais plus parler de toi aux étoiles. Je ne vais plus faire de prière. Qu'est-ce que je pourrai demander encore ? Je sais maintenant que je t’ai toi. C’est déjà plus qu’il ne m’en fallait. Je laisse maintenant à d’autres la place, la chance,   de pouvoir demander à leurs tours ce dont moi j’ai trouvé. Le chemin du bonheur à tes côtés. Je ne connais pas le nom de celui qui m’a aidé pour avoir cet honneur de partager ton quotidien. Ah oui, peut être ton petit doigt ou ton ange gardien. Mais tout ce que je sais maintenant, c’est à moi de faire en sorte de te garder. C'est mon combat à venir et je suis prêts à mener toutes les batailles nécessaires pour y arriver. Je n’aurai alors aucun regret si je n’y arrivais pas. Je me dirais que j’aurais tout fait mais que le destin en aura voulu autrement. La tache pourra être rude, car ton départ est encore tout frais. Les mots d’aujourd’hui ne seront peut être pas ceux de demain. Je me connais, si je continue à n’écouter que mon cœur, je n’ai pas le droit de laisser la place au doute. Je veux encore écrire cette histoire avec toi, notre histoire, noircir encore des pages blanches pour que je puisse lire un jour dans tes yeux, combien tu es heureuse d’être avec moi. Laisse-moi encore te porter ces mots d’amour, non pas les meilleurs, non pas les plus doux, mais les miens tout simplement. Et quand bien même, je n’en trouverai plus de nouveaux, je n’aurai de cesse de te dire une seule chose, c’est que je t’aime. Rien n’est vide de sens. Je te ferai rire. Je te ferai réfléchir. Je te surprendrai. Je te ferai pleurer de joie. Quand tu auras une petite larme, elle sera due à une pensée passionnée, un manque à combler  à  un moment ponctuel. Va mon ange. Va où le vent te mène. Quand il soufflera alors dans le bon sens, je serai présent pour te récupérer. J’en ai écris. J’en ai dit des choses. J’espère avoir gravé comme tu le dis : "mon prénom".  Pas de doute, le tien est comme l’ancre d’un bateau,  il est attaché à mon cœur. Je n’attends qu’une chose, c’est que tu me demande de "jeter cette ancre" une fois que tu seras de retour vers moi.  Le message, c'est que tu auras trouvé ta place près de moi. Voilà le mot juste : "indissociable". Je t’ai parlé de la montagne de l’avenir, la notre. Je réalise bien que la vie n’est pas facile tous les jours. Rien ne nous tombe tout cuit dans la bouche, mais je ne vois pas ce qui pourrait nous empêcher là aujourd’hui de nous y atteler et d’affronter les différents obstacles. Si je monte, tu monteras avec moi, si je me pose tu te poseras avec moi et si je tombe tu tomberas avec moi. C’est ensemble maintenant que j’ai envi d’aller plus loin, pour petit à petit arriver au sommet. Et comme tu le dis, je ne doute pas un seul instant que le paysage serra magnifique.

 

 

Ici on ne vend rien, mais on partage notre bonheur ! 

L11